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Trump et l'état : un accord sulfureux qui éclipsa les scandales passés

Donald Trump a conclu un arrangement avec le département de la Justice, une opération aussi désespérée que salissante, qui dépasse de loin l'ampleur de tous les précédents scandales de l'histoire américaine. Un pacte qui sent le rancio, à l'image de ceux qui le conçoivent.

Une transaction d'une gravité sans précédent

On parle ici d'un amas de compromissions aussi dégoutant que la cuve d'un égout. Il s'agit du plus scandaleux et le plus déshonnête des accords jamais menés par un chef d'État, hormis Borgia. Cette transaction surpasse de loin les travers de Whiskey Ring, Crédit Mobilier, Teapot Dome, Watergate, Iran-Contra. L’arrogance de Trump, avec cette manœuvre, est d’une ampleur hallucinante. Un Tweed, lui, était un simple escroc.

Le gouvernement Trump a entamé une bataille, et a finalement trouvé un terrain d'entente avec le DOJ concernant un milliard de dollars. Cette somme, en réalité, est le fruit d'une transaction qui laisse un goût amer dans la bouche, une trahison des principes d'une démocratie qui s'effrite. Todd Blanche, de son côté, se targue presque d'être un « victime de lawfare ».

Un fonds anti-weaponisation : une mascarade financière

Un fonds anti-weaponisation : une mascarade financière

Le DOJ a annoncé la création d'un « Fonds anti-weaponisation » de 1,776 milliard de dollars, destiné à indemniser les individus qualifiés de « victimes de lawfare ». La liste de ces « victimes » est, pour l'instant, opaque, suscitant les soupçons, notamment en ce qui concerne les occupants du Capitole le 6 janvier 2021. Ce fonds, supervisé par un comité de cinq personnes, sera opérationnel jusqu'en décembre 2028, à peine un mois avant la fin du mandat de Trump. Un timing particulièrement cynique.

Il est parlant de glisser, dans cette opération, la suppression des demandes de dommages et intérêts portées par Trump concernant l'enquête sur ses liens avec la Russie et le raid de Mar-a-Lago en 2022. Une révision historique, en somme, où la vérité est reléguée au second plan. Mais, soyons clairs : ce n’est qu’une partie de l’arrangement. La véritable nature de cette transaction reste enfouie, probablement aussi putride que les « sponges » dont parle l’avocat du DOJ. L’ensemble de cet accord est un véritable carnaval de la corruption, où les frontières entre la loi et la débauche s’estompent.

Sidney Powell revient en force, ce qui ne fait qu'ajouter une couche supplémentaire de malaise à cette affaire. On aurait cru l'avoir reléguée à des lustres. Ce qui est particulièrement inquiétant, c'est la manière dont ces fonds sont utilisés. Il s'agit d'une tentative audacieuse de masquer des pratiques odieuses, de réécrire l'histoire et de protéger un individu dont la réputation est déjà en lambeaux.

Un bilan désastreux

Un bilan désastreux

En définitive, l'arrangement conclu est bien plus qu'une simple négociation; c'est un symbole de la déliquescence morale de l'État. Un héritage que la démocratie américaine devra, sans doute, longuement regretter. Ce n’est pas une question de se demander si cela est nécessaire, mais plutôt de se demander comment un individu de cet acabit a pu parvenir à une telle impunité.