Trump et la piscine : un spectacle d'auto-promotion démesuré
Le président sortant, Donald Trump, a récemment présenté une représentation exagérée de sa piscine, la qualifiant de taille comparable à certains des bâtiments les plus emblématiques du monde, de l'Empire State Building au World Trade Center. Une démonstration, à la fois grandiose et, osons le dire, profondément déconnectée de la réalité.
Un calcul architectural fallace
Selon le président, cette structure aquatique, lorsqu'elle est retournée sur elle-même, nécessiterait trois fois la superficie de ces mêmes monuments. Une projection qui, bien évidemment, ignore les dimensions horizontales d'une piscine et la verticalité des immeubles. Une simple déviation, amplifiée par un discours qui semble chercher à impressionner plus qu'à informer.

Un rallye de 250 ans : un décalage flagrant
La même journée, l'annonce d'un immense rassemblement de 7 heures du soir à Washington D.C., célébrant les 250 ans de l'histoire américaine. Un événement, selon ses organisateurs, «le plus grand rassemblement jamais vu». Mais l'ambition du spectacle semble avoir dérapé, abandonnant toute notion de pertinence. Plus de chanteurs talentueux, mais des honoraires exorbitants. Seul le public est attendu, accompagnant quelques orateurs et une musique, prétendument, «les plus grandes jamais entendues». Une rupture radicale avec les American Top 40 de Casey Kasem, transformant le rallye en une auto-promotion sans limite.

Un casting improbable
Lee Greenwood, avec son GOD BLESS THE U.S.A, et Christopher Macchio, interpréteront Nessun Dorma, Hallelujah, Ave Maria et, bien sûr, le célèbre hymne patriotique. L'ensemble sera accompagné par l'U.S. Army Band «Pershing’s Own», le Choeur des Forces Armées Unies et le Marine Band «The President’s Own United States Marine Band», mené par le président Trump lui-même. Un programme qui, sans surprise, réunit des artistes de renom, promettant une soirée mémorable.
Au-delà de la démesure
L'initiative, bien que spectaculaire, soulève des questions sur le rapport au pouvoir et à la communication. Le président Trump, toujours à la recherche de l'attention, a transformé un événement de célébration en un spectacle de soi. Une démonstration d'ego qui, sans doute, ne laissera personne indifférent. Le chiffre de 250 ans, symbolisant la longévité de la nation, contraste cruellement avec la brève et parfois éphémère nature de cette performance.