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La justice, entre coquillages et linings de piscine : un spectacle kafkaïen

Le Département de la Justice aux États-Unis orchestre, cette semaine, un déchaînement d’absurdités juridiques dignes d’un thriller kafkaïen. Des procédures aussi improbables que la défense de James Comey, accusé de menacer le président en photographiant des coquillages portant l’inscription « 86 47 », révèlent une logique déroutante.

Une enquête improbable sur les coquillages

La défense s'appuie sur un détail surprenant : l’intervention, en mai 2026, d’un agent du FBI et du premier adjoint, Salvatore Gravano, ancien membre de la famille mafieuse Gambino et témoin clé du procès contre cette organisation criminelle. Gravano ne se souvenait d’avoir jamais discuté du terme « 86 » avec Comey, ni l’entendant associé à une affaire.

L’agent, en revanche, soulignait que ce terme, connu dans le milieu de la police comme code pour l’assassinat, serait incompréhensible pour un « gangster », qui le prendrait pour une référence à la disparition immédiate d’une personne. Une logique aussi bizarre que le dossier lui-même.

L’affaire hearn : un fiasco de l’accusation

L’affaire hearn : un fiasco de l’accusation

Parallèlement, l’accusation, tout aussi ridicule, contre Davey Hearn pour avoir retiré des doublures de piscine bon marché du bassin du Capitole s’effondre. Les arguments de la défense, soutenus par un témoignage crucial, mettent en lumière un manque flagrant de preuves concrètes.

Le témoin du National Park Service (NPS) a confirmé que les dégâts existaient déjà avant l’intervention de Hearn, que l’étendue des dommages était non quantifiable et que les mêmes réparations auraient été nécessaires indépendamment de son action. Les avocats de la défense insistent sur le fait que le bassin présentait déjà des fuites de plus d’un million de gallons d’eau par semaine, des joints de dilatation dépassés et une déchirure dans le liner.

Un doj en crise de crédibilité

Un doj en crise de crédibilité

Cette affaire s’inscrit dans une tendance inquiétante : le Département de la Justice, déjà fragilisé par les révélations de dérapages dans les affaires « Broadview Six » et d’autres « no bills » prononcés par des jurys fédéraux, s’oriente vers des pratiques douteuses. L’affaire Hearn, avec ses failles méthodologiques, confirme une perte de confiance dans le système.

Le bureau du procureur général de Chicago, Andrew Boutros, a choisi de ne pas commenter la question de la régularité de la procédure, se contentant de « remercier » le tribunal pour ses efforts visant à améliorer ses règles locales. Une réponse aussi évasive que dérisoire.

Un spectacle de démesure

L’image est saisissante : des agents du FBI interrogent Sammy « le Taureau » Gravano sur des coquillages. Un effort colossal, une dépense publique conséquente, pour éplucher les détails d’un dossier aussi absurde. C’est un spectacle de démesure, une illustration de la perte de repères au sein d’un Département de la Justice qui semble avoir oublié ses responsabilités. Le tout rappelle, avec une cruelle ironie, les tentatives des Nixon de faire appel à des cambrioleurs qui ont oublié de retirer le ruban adhésif de la porte.